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Ma fille,
Dans le petit matin frileux
Assis près de chez moi
Près d'un feu mourant
Je vois passer des oies sauvages
Dans le ciel bleu turquoise
Elles m'appellent de leurs cris
Me disent tout ce qu'elles ont vu
Toutes les contrées traversées
Et m'invitent au voyage.
Dans ma besace je prends
Quelque mélange de poudre d'antimoine
de malachite et de cinabre
Et, par la magie des mots
Me transforme en grue cendrée.
Là, je les rejoins, heureux
Plus tard je te raconterai
Ce que mes yeux ont vu
Mon odorat senti
mes oreilles entendu
Et ma peau ressenti.
Plus tard je te dirai
Tout ce que tu ne peux entendre.
Marcel Lozano 12-12-2008 6h16
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