EMILIE
Mon enfant
Je t’ai vu grandir
Et, comme une fleur
Poussée du sol et cherchant la lumière
A travers ce feuillage épais qu’est la vie
Je t’ai vu te battre
Te battre pour t’affirmer
Te battre pour te faire comprendre
Te battre pour prendre ta place et la conserver
Te battre, enfin, simplement pour Etre
Je te vois, parfois, le matin
Les yeux chargés de sommeil
Et l’envie de parler avec tes parents aimés
Je sens que tu cherches ta voie
Je sais, d’expérience, que cette recherche est
ardue.
Ma fille
Te regarder, c’est me regarder
Voir ton regard c’est rechercher le mien vingt cinq ans plus
tôt
Comment reconnaître le bon chemin
Je lis ces questions dans tes yeux
Et je te comprends
Comme je voudrais que tes questions trouvent réponse
Comme je voudrais répondre à ton attente.
Je réponds, dès maintenant, à
l’une de tes interrogations
Ton papa te porte-t-il en son cœur
Comme un père aime son enfant
Pour cette douceur que tu m’apportes
Et pour cette promesse que je t’ai fait
Le jour de ta naissance, sans avoir nécessité de
le dire.
En mon cœur tu resteras jusqu’à mon
dernier souffle.
Papa 17 avril 2003

